Grippe aviaire : Tsunami et Solidarité

 

 

Il y a un peu plus de 15 mois une énorme vague de solidarité planétaire déferlait pour se porter à la rescousse des populations dévastées par le Tsunami.  La mobilisation des citoyens belges n’était certes pas des moindres.

 

Aujourd’hui, chez nous, la menace de la grippe aviaire confronte un segment de la population à un nouveau séisme naturel.

 

A juste titre, les autorités mettent en place des mécanismes de prévention sur le plan sanitaire et un soutien financier pour les filières affectées. Il font, avec l’appui des médias, des efforts louables pour informer la population de la nature des risques encourus dont il ressort que les risques de contamination humaine sont quasi exclusivement supportés par les éleveurs, ceux-là même qui sont les victimes économiques de la crise; par contre, le consommateur ne courre quasi aucun risque.

 

Par conséquent le « principe de précaution » évoqué pour s’abstenir d’achats de volaille ne se justifie pas.

 

Malgré tout, les ventes sont en chute libre et il faut s’attendre à ce que les restrictions à l’exportation, qui ont déjà frappé la France, interviendront dès que le premier foyer de la maladie sera détecté chez nous aggravant d’autant une situation déjà précaire.

 

Pour y remédier, les médias devraient renforcer leur action d’information, la grande distribution labelliser les produits avec une indication recommandant la cuisson des aliments concernés et les pouvoirs publics encourager les achats dans toutes les enceintes relevant de leur juridiction.

 

Au-delà, il faut appeler le grand public à faire preuve de la même solidarité que lors du Tsunami d’autant plus qu’il s’agit cette fois de surmonter nos peurs infondées plutôt que de s’acheter une bonne conscience en ouvrant son portefeuille.

 

Paul N. Goldschmidt

Le 4 mars 2006

 

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